KTM SuperAdventure 1290 S : Super en tout ?

essai Moto Pyrénées Adventure 1290C’est le printemps ! En KTM SuperAdventure ?

Bagster sac de bonne qualité et avec une bonne finition fabriqué en FranceOui, c’est le printemps ! Vous commencez probablement à penser aux balades ? Si ce n’est pas déjà commencé ?
La route est donc toute tracée pour vous emmener, à nouveau, en balade dans notre petit coin de paradis pyrénéen pour, cette fois, un essai d’une dévoreuse de kilomètres, idéale pour les balades : la KTM 1290 SuperAdventure S.

Avec un nom comme celui-là, déjà, on s’attend à beaucoup de la part de KTM.
Allons-nous être SUPER-contents après l’essai ?
Nous l’avons testé pour vous !

Conditions de test

Si vous êtes abonné à notre blog, vous savez déjà que ce n’est pas la première KTM pour laquelle je fais un essai. Voir l’essai du KTM Duke 790 : https://www.moto-pyrenees.com/essai-ktm-duke-790/
Et bien oui, c’est comme ça, quand votre concessionnaire n’est pas tout proche et que vous attendez sur place pendant l’entretien de votre « bête », que faire de mieux que de tester un autre modèle.

D’ailleurs pour Jean-Philippe (le boss de la concession KTM JBS Moto à Toulouse) , dès qu’il me voit arriver, il me propose le café, on discute et ensuite, il a toujours un modèle à me proposer à l’essai. Toujours un moment sympa !

Cette fois, il me parle (ou plutôt re-parle) du SuperAdventure S (et du R d’ailleurs). Je lui réponds que j’ai déjà testé beaucoup de modèles Adventure ces dernières années, mais il me propose d’essayer ce SADV S (abréviation dans le jargon KTM) et ceci avec un léger sourire au coin des lèvres. Et là, je dis oui de suite, car je sais que quand il fait cette mimique, c’est pas pour rien !

Mais quand je fais un essai, j’aime prendre le temps d’analyser le comportement de la moto en détail et ça, ça demande plus que la demi-heure de test habituelle. On voit avec Benjamin pour le planning. Ca y est, c’est calé pour un essai sur 2 jours. « Super ! » leur dis-je, sans avoir pensé au jeu de mot 🙂

Une petite vidéo de l’essai :

une vidéo fait par moto pyrénées sur la KTM Super Adventure S

Le look : imposant, mais sympa

Oui, elle en jette cette Adventure, encore plus que les modèles précédents. Surtout dans sa livrée orange et blanche (couleur 2018). La plus belle selon moi … mais … les goûts et les couleurs …

La livrée noire est plus sobre, moins sportive, mais elle plaira à certains pour sa discrétion. Les coloris et décos sont différents pour 2019 . Voir https://www.ktm.com/fr/travel/1290-super-adventure-s/?color=ORANGE#productHeader

un essai KTM de moto pyrénéesElle est imposante, elle pourrait être intimidante même pour certains, mais vous verrez plus loin que ce n’est qu’une apparence trompeuse.
On retrouve le phare maintenant connu sur beaucoup d’autres modèles chez KTM. Un look agressif mais pas trop. Juste ce qu’il faut !

Par contre, l’échappement d’origine est gros, lourd et laid ! Oui, je sais, la raison doit être technique, mais je conseillerais quand même aux ingénieurs KTM de demander à Kiska de se poser sur le problème. C’est plus que nécessaire !

La finition est bonne. Oui, il y a beaucoup de plastique, mais je donne toujours la préférence à la légèreté. Donc, ça ne me dérange pas, surtout quand ils sont de qualité.

Premières impressions

Oui, elle est assez haute, mais c’est un gros trail, non ?
Certains essayeurs ont dit, lors de sa sortie, que le SuperAdventure était fait pour des pilotes d’au moins 1,75 m. Je fais cette taille (enfin, si j’ai pas rétréci entre-temps 😉 ) et je ne me suis pas trouvé du tout à la limite. Selon, moi, si vous mesurez 1,70 m, ne vous résignez pas trop vite, et allez l’essayer plutôt ! 😉

Contact ! Regard sur le tableau de bord : aguichant ! Ecran TFT couleur bien lisible et très complet.

Allez, « Vamos » !

Les commandes sont souples, douces. On a l’impression qu’on va rouler tout doux, confortablement, que l’on part pour un long voyage tranquille, mais ça, c’est avant de tourner le poignet droit, car après, on sait que le voyage ne sera pas des plus tranquilles, enfin, si vous aimez rouler sportivement. Je rassure de suite les autres, il y a tout-à-fait moyen de rouler tranquille, si vous le voulez, mais cette gâchette à droite du guidon (mais non, c’est un jeu de mots, c’est bien une poignée ! 😉 ) est addictive … je vous assure.

La Super Adventure est une moto très maniable

Elle est relativement fine aux jambes, tous les gros trails ne peuvent pas en dire autant.

Très équilibrée, même à basse vitesse.

A peine sorti du parking du concess, je décide de faire un peu de ville (très peu, j’aime pas ça), juste le temps de vérifier la maniabilité et la souplesse à basse vitesse. C’est bon, très bon, même. Pas besoin de s’attarder dans les gaz d’échappement. J’ai bien envie d’aller rejoindre mes petites routes virevoltantes, mais avant ça, deuxième environnement à tester : l’autoroute. Là aussi, très peu, j’aime pas ça non plus, mais bon, pour les besoins de l’essai, je ferais quelques dizaines de kilomètres pour vérifier la protection au vent (très bonne), très peu de turbulence, quelle que soit la vitesse et mon essai « autoroute » s’arrête là.  A moi les cols et les virolos ! C’est parti !

Et là, le pied ! Tout simplement !

La Super Adventure se conduit comme un véloLes épingles passent facilement grâce à sa maniabilité. Dans les virages lents, on ne sent pas trop le poids (je suis habitué à plus léger) ni l’inertie d’un gros trail. J’essaie de m’en rappeler mais j’ai l’impression de rouler à vélo !

La moto est stable en courbes rapidesEt puis, je m’attaque aux courbes rapides : un rail ! Même à très haute vitesse (chuut 🙂 ). Des accélérations … dynamiques (le mot est faible) à chaque sortie de virage et des freinages appuyés sans se faire peur.
Elle a tout d’une grande, rien d’une grosse !
Le pied, je vous dis !

Le moteur ? … Le frère de « la bête » !

Je vous plante le décor : ce LC8 (le nom du moteur) est directement issu de « la bête », (la bestiale Superduke 1290 R) …mais évidemment, avec une carto passée en revue pour le rendre plus doux dans les bas régimes et le calmer en haut … quoique ! 😉 Il a quand même gardé 160 CV et 140 Nm, déjà ça parle, et surtout, il a déjà 108 Nm de couple à 2.500 tr/min, et ça, c’est assez convaincant.

Pas encore convaincus ? Allez, le rupteur se réveille à 10.250 tr/min ! Ca y est ? 😉 Non ? OK. Un autre argument :
Les essais lors du développement et les premiers tests finaux ont été effectués sur circuit. Les tests suivants à grande échelle se sont fait en compétition, sur piste, face aux sportives (oui, oui!) et j’ai même entendu que les pilotes essayeurs s’en sont donnés à cœur joie, avec des résultats en haut de classement. C’est bon là ?

Le moteur est très puissant et très coupleuxC’est vous dire si question moteur, ‘y en a sous le coude, enfin … sous le poignet droit !
Ce moteur est grisant, à vous contaminer en un rien de temps !

Si vous avez regardé la vidéo jusqu’au bout, vous aurez compris … 😉

L’électronique : ultra complète

Petit rappel :
Ultra est un préfixe originaire du latin, Indiquant une idée de superlatif par rapport à la normale. signifiant « au-delà de »
Eh bien, je dirais « au-delà de … super ! », voyez un peu :

  • 4 cartos : Rain, Street, Sport et Off-Road
  • Embrayage anti-dribble
  • MTC : Contrôle de traction sur 5 modes : Rain, Street, Sport, Offroad et Off
  • Suspensions WP électroniques semi-actives via un SCU.
    • 4 modes : Confort, Street, Sport et Offroad
    • 4 précontraintes : solo, solo avec bagages, duo et duo avec bagages)
    • système anti-plongée
  • ABS 2 canaux, géré en fonction de l’angle, avec un mode Offroad, et désactivable
  • MSC (contrôle de stabilité selon l’inclinaison de la moto) servant à l’ABS, au MTC et au MSR (si présent)
  • L'écran est bien lisibleRégulateur de vitesse
  • Eclairage avant adaptatif et progressif selon l’angle
  • Système de surveillance de la pression des pneus
  • Ecran TFT couleur de 6,5 ” permettant aussi de commander tout cet arsenal et de se connecter en Bluetooth
  • Port USB pour relier le smartphone ou écouter la musique … enfin pour ceux que ça intéresse, moi pas ! (c’est même compatible Spotify ! ).
  • Clé avec transpondeur, sans contact
  • Options
    – Quickshifter up & down
    – HHC : assistance au démarrage en côte
    – MSR : gestion du frein moteur
    – My Ride : connexion Bluetooth smartphone / tableau de bord (musique, téléphone, et navigation GPS

Ça c’est sur papier et dans les boîtes à puces !

Et sur le terrain, ça donne quoi ?

Sur le terrain, c’est tout simplement génial ! Les limites sont repoussées, même pour des pilotes moins expérimentés, mais surtout, cette électronique est discrète et ça, c’est clairement le point le plus important de l’électronique, selon moi.

Et ce SuperAdventure s’en tire « super » bien, car c’est très discret mais c’est présent, donc sécurisant !
Les commandes de l’électronique sont intuitives.

l'écran d'une KTM adventure s'adapte à la luminosité ambiante.L’écran TFT est bien lisible et s’adapte à la luminosité ambiante.

La boîte de rangement avec l’USB est bien pensée et accessible, mais vu les termes qu’utilise KTM, j’ai bien peur qu’il ne soit pas tout-à-fait étanche. J’ai pas pu tester, j’ai pas eu de pluie pendant l’essai !

Et puis, selon moi, on devrait voir rapidement encore bien de l’évolution électronique à court terme. L’ été passé, des tests longue durée ont été réalisés avec un proto « spécial radars embarqués » avec, entre autres, régulateur adaptatif et détecteur d’angles morts. Et selon moi, on peut s’attendre à d’autres surprises encore … A suivre …

Partie cycle : Corpore sano in mens sana !

Oui, je sais, j’ai plutôt l’habitude de voir les choses … à l’inverse des autres ! 🙂

Corpore sano

La partie cycle d'une KTM Adventure est saineCommençons par le corps. Oui, le cadre est sain, très sain, même ! Il est rigide mais pas trop. Le cadre à treillis tubulaire en acier chrome-molybdène est hyper-léger (9,8 kg ! ) et le bras oscillant est de haute résistance, coulé sous pression. C’est léger mais c’est solide. Du KTM quoi !
Du coup, cette moto, c’est un rail en courbe, que ce soit dans des virages serrés ou en longues courbes (très?) rapides. Aucun louvoiement lors de cet essai, pourtant, je n’ai pas ménagé cette Adventure.

La garde au sol est importante. Cela permettra d’emprunter des sentiers (battus ou pas), mais aussi de ne pas alléger la moto … En effet, lors de l’essai, je n’ai pas raclé une seule fois les reposes pieds. Sur mon Adventure à moi (une ancienne génération que j’utilise surtout en Tout-Terrain mais parfois aussi sur route), les reposes pieds sont … disons … bien plus légers qu’à l’origine 😉

La roue avant de 19 ” convient bien au type d’utilisation le plus habituel de cette moto, c’est-à-dire la route. Une bonne combinaison cinétique / maniabilité / stabilité, avec un résultat plus que satisfaisant. Et la possibilité de se faire un peu de TT soft de temps en temps. Le beurre, l’argent du beurre et … oui .. elle aussi … 😉

in mens sana

Et oui, dans un esprit sain, aussi :
C'est l'esprit sain que l'on descend à chaque fois de cette KTM Adventure SL’esprit « Ready to Race » cher à KTM est toujours aussi présent, certainement sur ce gros trail, tout en restant avec un comportement sain, même si ce n’était pas gagné d’avance … c’est gagné quand même !

Le type de moto, le poids, la hauteur, tout est réuni dans une moto de type trail pour être une moto un peu pataude, avec beaucoup de mouvements de masse. Et bien là, non ! On va vite, sans se prendre la tête. C’est donc l’esprit sain 😉 que l’on descend à chaque fois de cette moto.

Ergonomie, confort et suspensions : du tout bon !

  • Une bonne position de conduite, pas fatigante du tout. Et si vous êtes vraiment difficile (ou atypique 😉 ), il y a des réglages possibles sur la selle (15 mm), le guidon (10 mm) et les reposes-pieds (10mm) !
  • Une selle que j’ai trouvée assez confortable (contrairement à d’autres essayeurs), tout en restant sportive. Réglage permettant une hauteur de 860 ou 875 mm
  • Un guidon très accessible et suffisamment large (réglable sur 10 mm pour le rapprocher ou l’éloigner du pilote), des commandes qui tombent bien là où il faut. J’aurais bien fait une semaine de nos balades pyrénéennes avec cet engin ! 🙂
  • Des reposes-pieds offrant un bon triangle de position et réglables sur 10 mm également.
  • Une très bonne protection : la bulle, les déflecteurs, les protège-mains  et le carénage font le boulot.Une très bonne protection : la bulle, les déflecteurs, les protège-mains  et le carénage font le boulot. Pratiquement aucune turbulence. A nouveau : « Super » bien !  La roulette de réglage de bulle est assez dure, dommage car ça rend le réglage en roulant bien plus difficile. A moins que cette roulette doive, elle aussi, être rodée et que ce phénomène disparaisse à l’utilisation ?
  • Les suspattes :

WP USD de Ø 48 mm, débattement 200 mm à l’avant, mono WP à l’arrière, débattement 200 mm, avec modes pré-réglés, tout ça en semi-actif avec une réaction sur 10 millisecondes. Déjà, ça parle !

Les modes sont bien distincts et la différence se ressent assez fort.

les suspensions repoussent les limites de la machine et la rendent encore plus polyvalente

    • En mode Confort, c’est un fauteuil. Attention, pas un fauteuil tout mou dans lequel vous vous placez tous les soirs depuis 20 ans, mais plutôt un fauteuil confortable mais sportif, style celui de Marc Marquez en MotoGP, vous voyez ? Mais suffisamment confortable que pour envisager, les yeux fermés, de longs voyages, avec de grosses journées, sans se fatiguer. Le plus impressionnant, c’est le peu de transfert de masse et d’effet bascule, bien géré par le système d’anti-plongée. Au freinage, c’est vraiment le top. Quelle stabilité !
  • En mode Street, un bon compromis entre le confort et le sport.
  • En mode Sport, c’est impressionnant la vitesse à laquelle les suspensions s’adaptent au type de revêtement. Moi qui ai l’habitude de rouler très dur, lorsque je vois un revêtement un peu moins bon, je relâche un peu car je sais que ma suspension va sourciller, voire réagir dangereusement. Là, je me suis surpris à lire de moins en moins la route tout en roulant à un rythme bien soutenu. Assez rare pour moi, et donc ça fait bizarre, mais ça passe sans broncher. Je suis juste un peu étonné que l’anti-plongée n’est pas ressenti de la même manière en mode Sport, mais il paraît que c’est voulu par les ingénieurs. Ça laisse l’empattement diminuer lors du freinage et il est donc plus facile d’inscrire la moto dans le virage. Et je dois dire que c’est efficace !
    • En mode Offroad : pas essayé, je ferais un essai de la R pour ça, bien plus adaptée au mode Off-Road.

Le mode Street conviendra à la plupart car il est un bon compromis. Il allie les deux, on peut rouler sportivement et cela reste confortable.
Pour moi, c’est plutôt le mode Sport et la précontrainte sur duo (quand je roulais seul) qui m’a séduit. Modes sur lesquels j’ai roulé la plupart de l’essai. J’ai dû me forcer à redescendre sur les autres modes, mais fallait bien, pour la bonne cause de l’essai 😉

Quel que soit votre choix de réglage, ces suspattes, à elles seules, repoussent les limites de la machine un max et la rendent encore plus polyvalente. Je crois que c’est la plus grosse différence que j’ai ressentie sur ce modèle par rapport à ses prédécesseurs. C’est clair, j’ai aimé !

les supports de valises sont flottants et compatiblesUn mot sur la bagagerie (en option, et pas présente sur mon modèle d’essai) : Les supports de valises sont flottants, ce qui atténue les forces sur le cadre et permet d’être moins sensible au vent et aux flux d’air en général. Le support est compatible avec les valises Powerparts « Touring » et « Touratech » (voir le catalogue Powerparts : https://www.ktm.com/fr/travel/1290-super-adventure-s/accessoires-et-bagages?color=ORANGE

Que ce soit pour une sortie week-end, pour une semaine de balades organisées (par Moto-Pyrénées par exemple 😉 ) ou pour de très longs voyages, vous aurez ce qu’il faut !

Le freinage :

A l’avant : 2 x 320 mm en disques flottants, étriers fixes radiaux à quatre pistons
A l’arrière : 1 x 267 mm (!), étrier fixe à deux pistons

Brembo est une marque qui s'est fait une place tout en haut des spécialistes du freinage

Bon, c’est du Brembo radial. Est-il besoin d’en dire plus ?
Allez, pour ceux qui n’ont jamais freiné en mode « radius bremboïste » (j’ai fait une proposition chez Larousse 😉 ), c’est vraiment du haut de gamme, dérivé directement de la compétition. Cette technologie permet un freinage plus puissant tout en diminuant les contraintes de torsion. Et Brembo est une marque qui s’est fait une place tout en haut des spécialistes du freinage.

Sur cette SuperAdventure, on retrouve une puissance, une précision et un dosage très efficaces : tout dans ce freinage est super ! J’ai fait quelques longues descentes de col et pas de changement de feeling sur des freinages appuyés et répétitifs.

Les pneus : étonnant mais rassurant

Etonnant, c’est la première caractéristique qui me vient à l’esprit en regardant la dimension du pneu arrière. 160 chevaux. 140 Nm à faire passer sur un pneu de 170 ? C’était pas gagné d’avance. Mais si, ça passe, et c’est tout bon pour la maniabilité.

Et quand je vous dis que ça passe, c’est parce que je dois vous avouer que je n’ai pas ménagé la bête (enfin, la sœur de la bête, pour les connaisseurs 😉 ) et en passant toute la puissance à répétition, je n’ai jamais senti un louvoiement de la roue arrière, même sur l’angle : pari gagné !

La monte d’origine est du Pirelli Scorpion Trail II . Si je me souviens bien, j’ai fait quelques essais avec le Scorpion Trail (le 1 donc) mais j’étais beaucoup moins en confiance. Celui-ci m’a mis en confiance dès le départ et il se met à température rapidement. Il faut dire que je l’ai essoré très vite après chaque départ 🙂

La consommation

Annoncée à 5,5 l/100 km, j’ai consommé 5,8 l. sur les tronçons autoroute et nationales.  Par contre, j’étais à près de 7,5 l. sur mes routes favorites, que je connais bien, mais à cette allure, sur des routes virevoltantes, où on n’ arrête pas d’ouvrir en grand à chaque sortie de virage, avec un Superduke, j’atteins facilement un nombre à 2 chiffres, donc oui, elle est plus économique qu’un Superduke ! 🙂 la consommation permet d' atteindre presque les 400 kms d'autonomie

Et puis, il y a pas mal de chevaux, et si on les cravache, il faut beaucoup d’avoine. ‘Y a pas de secret ! 😉

Mais en roulant normalement (quoi, je suis pas normal ??? 😉 ) vous devriez facilement vous retrouver entre 6 et 7 litres en fonction de votre poignet droit 😀 , voire atteindre presque les 400 kms d’autonomie ! Pas mal du tout !

L’avis de la passagère ?

Veerle a fait un bout d’essai en passagère. Voici son ressenti :

Personnellement, quand je suis passagère ou pilote, c’est très souvent sur un roadster, donc cette SuperAdventure était pour moi “l’aventure” au sens propre 🙂

La position ? J’adhère !

Ce qui m’a immédiatement frappé, c’est la position idéale des jambes. Pas trop pliées, les reposes-pieds pas trop en avant, … tout juste, quoi ! La selle est également confortable. Pour certaines, ce sera probablement un peu ferme (typique chez KTM), mais, à mon goût, pas trop dure et avec suffisamment d’espace. Une fois assise, on ne se trouve pas au-dessus du pilote, mais derrière. Enfin, pour moi en tout cas 😉 Il faut donc un peu regarder sur le côté pour voir la route. Mais on sera très bien protégée du vent.

Bras musclés garantis, Mesdames !

Dès les premiers tours de roue, j’ai ressenti directement qu’il y avait pas mal de couple et de chevaux sous la selle. C’est pointu et ça envoie, mais cela dépendra évidemment du pilote qui est aux commandes 😉 A allure un peu plus calme, le ressenti est souple et fluide.

La position est évidemment plus verticale que sur un roadster, mais heureusement, les poignées sont là et surtout, elles sont très bien positionnées. Mais quand ça envoie, ça vous fait pousser ou tirer sur les bras à chaque accélération et freinage … Bras musclés garantis ! 🙂

On est bien protégée du vent, par le pilote et par la bulle. Pas de turbulences.

En tant que passagère, je n’ai pas senti énormément de différence entre les différents modes de suspensions. C’était toujours très agréable, même quand on a pris un tronçon de moins bonne qualité, on n’est pas secouée.

Ma conclusion passagère ?

Même si je garde ma préférence du côté « sportif », je trouve cette SuperAdventure sympa. Je suis convaincue que cette moto pourra séduire beaucoup de passagères. C’est un bon compromis pour celles qui cherchent du confort, une bonne position, mais aussi une sportivité qui peut être toute en douceur.

 

Conclusion

Les développeurs de différentes marques de pneus sont unanimes : “La KTM Super Adventure ? Une des motos les plus difficiles, si pas la plus difficile pour développer les pneus” ! C’est vous dire si les contraintes sont importantes. En effet, allier puissance, sportivité et confort sur un gros trail, mettez le tout en mode voyage, en duo, avec bagages et vous avez des contraintes importantes sur le pneu qui est, rappelons-le, le seul point de contact avec la route (enfin presque toujours 😉 ) .

Ceci pour dire que la barre est placée haute. Pas évident de lui trouver des défauts, à cette Super Trailleuse. En dehors de la démonstration technologique, KTM a fait un gros trail efficace à tous points de vue. Tout y est : puissance, confort, sportivité et polyvalence.
Avec la stabilité et la facilité en plus !
Si c’est pas SUPER ça ?

La KTM Super Adventure est super-routière, super-confortable, super-sportive, super-rassuranteJ’ai bien essayé un peu de chemin avec ce SuperAdventure S. Certes, il a des capacités pour aller jouer un peu sur les pistes mais elles sont limitées, ne serait-ce que par sa roue de 19 pouces à l’avant (je préfère le 21 pour le Tout-Terrain) ou ces pneus plutôt typés route. Mais ce n’est pas ce qu’on lui demande non plus, puisque si vous voulez faire beaucoup de Offroad, la R vous tend les bras !

Ce n’est pratiquement pas possible de la pousser dans ses derniers retranchements ou sentir qu’on est limite, à moins de s’appeler Chris Birch (si vous ne connaissez pas, allez voir ses vidéos ! 😎 )

Au chapitre des défauts, on pourrait peut-être lui reprocher son prix ?
Oui et non, car elle est moins chère que ses concurrentes directes et pour ce prix, on aura beaucoup de fun, beaucoup d’électronique et beaucoup de polyvalence. Alors voyons !

Un dernier argument avant que vous ne signiez le bon de commande ? J’ai un Superduke (oui, la bête), mais je suis certain que sur certains tronçons roulés pour cet essai, j’étais plus rapide en passant avec le Super Adventure, surtout sur quelques tronçons dont le revêtement est un peu moins bon.

Le titre de cet article était : KTM Super Adventure S : super en tout ?
Oui ! Rien d’autre à ajouter ! 😉

La fiche technique, c’est ici : https://www.ktm.com/fr/travel/1290-super-adventure-s/

la moto a des capacités pour aller jouer un peu sur les pistes mais elles sont limitées

Bagster sac de bonne qualité et de bonne finition d'une marque française

Evaluation Moto-Pyrénées :

Bagster sac à dos très spacieuxLes plus :
– Performances moteur
– Partie cycle très saine
– Electronique complète et discrète
– Agilité, maniabilité
– Confortable, voyageuse
– Suspensions semi-actives au top
– Freinage puissant, précis et bien dosable
– Très polyvalente !

Les moins :
– Échappement d’origine gros, lourd et laid !
– Commande de la bulle assez dure (rodage?)
– Le prix peut-être, mais comparé à ses concurrentes, il devrait plutôt être dans les « + » 🙂

 

Si vous avez aimé l’environnement dans lequel s’est déroulé cet essai, les photos et les vidéos, vous aurez peut-être envie de découvrir les Pyrénées … autrement ! Si oui, une adresse : www.moto-pyrenees.com

Vous êtes les bienvenus ! ✌

Notre calendrier 2019 :

Moto-Pyrénées : Calendrier Route 2019
Découvrez les Pyrénées…… autrement !!!
1 semaine de balades moto entre motards ✌ en pension complète (hébergements, repas, balades, visites, dégustations,…)

Une vidéo de nos balades route : http://youtu.be/SEpgtRWflm4

calendrier balades moto dans les pyrénées 2019 — Les balades de Maia : du 11 au 18 mai 2019
— La Printanière 1 : du 18 au 25 mai 2019
— La Printanière 2 : du 25 mai au 1 juin 2019
— L’ Estivale 1 : du 27 juillet au 3 août 2019
— L’ Estivale 2 : du 3 au 10 août 2019
— L’ Eté Indien 1 : du 14 au 21 septembre 2019
— L’ Eté Indien 2 : du 21 au 28 septembre 2019

Autres périodes possibles. N’hésitez pas à nous contacter !
Toutes les infos sur www.moto-pyrenees.com

test super adventure ktm avec JBS toulouse

Un tout grand merci à toute l’équipe de JBS Moto qui m’a permis de faire cet essai dans des conditions optimales, comme d’habitude !

JBS Moto KTM Toulouse
6 Rue Louis Bonin
31200 Toulouse
Tél : 05 61 48 35 94
www.jbsmoto.fr

 

N’hésitez pas à commenter cet article !

A bientôt !
Alain  grand V

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