TREFLES PYRENEES A CINQ FEUILLES avec Moto-Pyrénées

TREFLES PYRENEES : Des trèfles à 5 feuilles dans les Pyrénées, écrit par Yves.

trefles PyreneesJe suis Yves, français, originaire de Dunkerque (ah bin oui, un chti biloute, hein?). Moniteur en auto-école.
Je suis tombé dans la moto par hasard, mon frère, ancien motard, s’y étant remis après des années, m’a refilé le virus. 

C’est donc en 1990 (à 46 ans) que je me lance : Cours de moto-école et achat d’une moto neuve.
Une KAWA EN500. Pour ce que je vais en faire, c’est amplement suffisant…

Un an après, lassé de passer mon temps sur le sélecteur de vitesses, je la revends et achète une HONDA GL 1500 GOLDWING d’occasion. C’est la révélation : Je suis toujours en Goldwing (c’est ma 4ème – la 1800).

En 1993 (et plus ou moins 40.000 kms sur 2 roues), après l’apprentissage ad hoc, je passe le brevet de moniteur en moto-école.

C’est à partir de 2007, avec ma première 1800, que la bougeotte me prend.
A partir de là, 15 à 25.000 kms par an (Tchéquie, Dolomites, Toscane, Ecosse, Angleterre, Allemagne, et, bien entendu, une grande partie des régions de France, dont la Corse).
J’ai la chance ou la malchance d’avoir une femme qui n’aime pas la moto mais qui me laisse partir quand je veux et avec les amis motards que je veux (pourvu qu’ils soient de sexe masculin… ben oui, la tolérance a ses limites, hé hé!).
– Désavantage dans le sens que j’ai une superbe selle arrière toujours vide et je préfèrerais partager la chambre avec elle plutôt qu’avec un moustachu bedonnant, aussi sympa soit-il…
– Avantage dans celui où personne ne me tape jamais sur l’épaule pour me dire que je roule trop vite ! Euh oui ! Il faut savoir que « rouler Goldwing », pour moi, n’est pas synonyme de « rouler pépère »! Mes repose-pieds en témoignent.

Bien entendu, j’ai tâté des organisations de voyages (du grand groupe au plus modeste) avec des résultats plus ou moins satisfaisants et des prix plus ou moins surfaits.

Nous en sommes revenus, avec les amis, à organiser la plupart de nos voyages nous-mêmes.

trefles pyrenees

C’est en fouillant internet pour envisager les Pyrénées (une des rares régions de France que je n’ai pas, à l’époque, parcourue à moto) qu’en 2012 je tombe sur le site www.moto-pyrenees.com

Ca me parait sympa comme concept :
Un couple de motards, réunissent des motards pour des balades moto.
Ils nous dévoilent une boucle journalière où nous découvrons cette magnifique région qu’ils aiment et connaissent très bien (le trèfle, 5 circuits, 5 feuilles).

terasseJe réunis des amis et nous réservons une semaine.
Depuis, j’y retourne tous les ans.

Cette année, je descends en deux jours (et zut, c’est les vacances, non ?) avec une étape à Brive-la-Gaillarde (pour changer de Limoges les années précédentes).
Samedi fin d’après-midi : arrivée avec toujours le même accueil chaleureux. Je retrouve avec plaisir certains des participants du groupe de l’année précédente.
Super ambiance immédiate. On trinque autour des motos et on parle de quoi ? Et oui, des motos.

Nous prenons possession de nos lits et après la douche, on se retrouve pour l’apéro.

Pendant et après le repas (boissons à table incluses – « hips » – mais avec, à la fois, les amis et la modération), Alain, explique comment se déroulent les balades.
Il explique que, ce qui est important et rassurant pour tout le monde, que lors de tronçons parfois très très longs mais sans risque d’erreur d’itinéraire, il fera signe de passer et chacun roulera « à sa main »… Donc les fêlés s’en donneront à cœur-joie. Les autres aussi.
Pendant ce temps là, souriez…. Vous êtes filmés.
Regroupement à la fin de la section libre.

Puis, lecture (par un participant) de la feuille de route du lendemain afin de nous mettre (comme si c’était nécessaire) en appétit. Régions traversées, curiosités, et mêmes quelques petites énigmes savamment dosées).

trefles pyreneesQuand le marchand de sable a fini sa tournée, la joyeuse assemblée se sépare pour un gros dodo dans un bon lit bien douillet.

Le lendemain matin, vers 8h00, on se retrouve pour le petit-déjeuner.
Rassemblement avant le départ. Chacun fait le tour des copains et parle (l’auriez-vous cru ?) des motos.

Le départ se fait en douceur.
Nous partons pour une première boucle dans des paysages que l’on sait grandioses. Les Pyrénées sont, selon moi, encore plus belles (si possible) que les Alpes.
Pas besoin d’aller loin, pas d’échauffement avant d’attaquer les virages. Ils nous attendaient au coin de la rue.

trefles pyreneesEt c’est parti, chacun à son rythme, avec Alain et Veerle en chefs d’orchestre. Je suis satisfait de constater qu’il n’y a aucun trainard même si chacun roule avec des capacités différentes. Le rythme est très agréable et Alain alterne les passages lents (ouvrez les yeux dans ce cas car c’est que le paysage en vaut la peine) et les passages à rythme soutenu.
Parfois, c’est le mode sportif lorsqu’il ouvre la porte du défouloir…

Vers midi, arrêt pique-nique (parfois restaurant) dans un endroit agréable et généralement superbe. 

Et la boucle continue sur des routes très variées. D’une heure à l’autre, on passe de la petite route de montagne à la route large et rapide où l’on se fait plaisir mais prudence quand même : Il n’y a pas que Veerle qui prend des photos-souvenir : les bleus aussi !

Autant (par rapport à la Belgique) j’apprécie les routes françaises, autant celles d’Espagne sont encore un cran au-dessus et c’est sur un billard que nous évoluons la plupart du temps.

trefles pyreneesDans le courant de la journée, un ou deux arrêts à des points prévus, pour une pause toujours bien vue et intéressante et où on rencontre parfois des personnages fabuleux.

Après la prise de chambre et la douche, on se retrouve pour l’indispensable apéro, devant un grand téléviseur où on passe les photos et vidéos du jour. Les commentaires fusent. Les rires aussi.
Ensuite on passe à table.

Ensuite, ceux qui le désirent (tous, en général) se retrouvent au salon et on passe une agréable soirée en discussions amicales émaillées de rires. Certains y restent très tard.

trefles pyreneesJe pourrais continuer à en écrire des pages mais il faut l’avoir vécu pour vraiment apprécier. Je pourrais faire des envolées lyriques sur la beauté des paysages mais seules les photos peuvent donner une (petite) idée de cette semaine enchanteresse.

N’ayant vraiment aucune hésitation quant à la qualité des balades, de la participation aux frais plus que raisonable et de la chaude amitié qui se dégage de ces rencontres, j’y retourne et c’est à chaque fois différent.
C’est ici qu’on se rend compte de l’intérêt d’un réseau social tel que facebook qui permet de rester en contact au long de l’année avec ces nouveaux amis, même lointains. On se prend même, parfois, à regretter que tel ou tel participant ne puisse pas revenir (ou pas à la même période) d’une année sur l’autre.

Mais on se dit qu’on le reverra l’année suivante…

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